... © B. Vandevelde/SETF
Actualité - 13.01.2026

Quelles sont les routes du "Cornulier" ?

Alors que le premier forfait du Prix de Cornulier (Groupe 1) sera validé ce mercredi matin à 9 heures, on s’est replongés à six jours de l’édition 2026 dans les trajectoires hivernales des dix derniers lauréats et lauréates de l’épreuve reine de l’Étrier afin de se remettre en tête les routes empruntées. À partir de cet inventaire, des chemins privilégiés se dégagent-ils et, comme une sorte de mise en perspective, peuvent-ils s’appliquer à ceux et celles qui s’annoncent comme les plus en vue dimanche ? Éléments de réponses.

Quatre jours après le coup d'envoi du meeting d'hiver 2025-2026, soit dès la troisième réunion, il était déjà question de l'épreuve majeure à l'Étrier après la démonstration de puissance d'It's A Dollarmaker (Saxo de Vandel) dans le Prix Reynolds (Groupe 2) qui inaugurait la route menant au Prix de Cornulier. "Nous allons essayer de l’amener au top pour le Prix de Cornulier et le Prix de l’Île-de-France", disait ainsi son entraîneur Sébastien Guarato, dont le nom figure doublement au palmarès du plus célèbre Groupe 1 à l'Étrier grâce à Roxane Griff (Ténor de Baune) au milieu des années 2010.
Le chemin était encore évidemment encore long jusqu’à l’avant-dernier dimanche de janvier, d’autant que l’entraîneur normand a pris l’option de ne plus représenter le cheval de Gianni Fascella sous la selle d’ici le jour (une seule course à l’attelé dans le Prix du Bourbonnais-Amérique Races Q2 un mois après). S’il venait à s’imposer dans l’édition 2026, It’s A Dollarmaker pourrait constituer un profil encore différent, alors que la diversité des parcours hivernaux des dix derniers lauréats, qui sont d'ailleurs très majoritairement des lauréates (7 contre 3), est déjà assez large en rappelant que les programmes ont été modifiés depuis la création en 2021 des Cornulier Races avec ses trois qualificatives qui délivrent des tickets d’or et ses deux finales.

Le "Calvados", valeur partagée

L'an dernier, Joumba de Guez (Carat Williams), la grande absente de cet hiver, s'était ainsi imposée après avoir terminé à la deuxième place du Prix Bilibili-Cornulier Races Q2 (Gr.1) et remporté le Prix Léon Tacquet (Gr.3). En 2022 et 2023, Flamme du Goutier (Ready Cash) n'a pas couru de l'hiver au monté. L'année précédente, Bahia Quesnot (Scipion du Goutier) s'imposait sous la neige alors qu'on ne l'avait plus vue depuis 2017 dans cette spécialité où son expérience se résumait à quatre courses dont trois disqualifications. À l'inverse, Bellissima France (Blue Dream) avait réalisé un hiver 2016-2017 idéal avant son sacre en demeurant invaincue en trois courses.
Cette année-là, la jument de Matthieu Abrivard avait peaufiné sa préparation par un dernier succès dans le Prix du Calvados. C'est ce Groupe 2 qui revient le plus souvent dans le programme des dix derniers vainqueurs. Outre la jument de l'écurie Abrivard, Bilibili (Niky) a également remporté le "Calvados" lors de ses sacres consécutifs dans le "Cornulier" en 2019 et 2020 où il devançait des adversaires qu'il avait déjà battus quinze jours plus tôt, comme Traders (Ready Cash) et Etoile de Bruyère (Kénor de Cossé).
Si l'on élargit la recherche aux trois premiers de chacune des dix dernières éditions du Prix de Cornulier, la "ligne" du Prix du Calvados est aussi la plus présente et de loin.

Quels enseignements pour cet hiver ?

Ce recensement des programmes hivernaux des dix derniers derniers vainqueurs du Prix de Cornulier semble donc donner un avantage, sinon primordial, du moins certain, au Prix du Calvados-Cornulier Races Q3. Dès lors, est-ce que cela fait d'Islamorada (Royal Dream), la gagnante 2026, une lauréate ou une placée sur le podium dimanche prochain ? La jument de Pierre Levesque a en tout cas un profil particulier car sa victoire du 4 janvier où elle devançait Jean Balthazar (Alto de Viette) et Halfa (Offshore Dream) correspond aussi à sa première tentative dans une épreuve labellisée Groupe. Auparavant, elle avait fait son entrée dans le meeting d'hiver en s'adjugeant le Prix de l'Île de Ré, une course B dont avait terminé deuxième deux ans plus tôt Esperanza Idole (Quido du Goutier) avant son triomphe il y a deux ans sous la selle de Jean-Yann Ricart et pour l'entraînement de Noël Langlois dans des circonstances qui ont contribué à la légende de l'épreuve.
Quant à Jeroboam d'Erable (Prodigious), son programme hivernal pour arriver sur le jour J dans les meilleures dispositions s'est limité à deux courses. Son entrée dans le meeting a eu lieu dans le Prix Auguste François (Gr.3) où sa victoire a confirmé son statut de favori pour succéder à Joumba de Guez et tenter de mettre ainsi un terme à la domination féminine qui est totale depuis 2021. Il a disputé sa course suivante à l'attelé. En cela, cette préparation a quelques points de ressemblance avec celles de Bilibili avant ses deux titres, même si, en l'occurrence, il avait couru à l'attelé avant de faire son retour sous la selle.
© Aprh
Islamorada

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