©Scoopdyga La décision votée en Comité ce 11 février consistant à modifier les conditions du Prix René Ballière n'a pas manqué de faire réagir. Comment expliquer la modification fondamentale d'un rendez-vous iconique de la Journée des Champions ? La réponse est donnée de concert par la Direction Technique de la SETF et la Commission du programme : réunir toutes les conditions pour générer plus de partants.
La recette comme les causes est donc multi-factorielle. Débutons par le constat : le Prix René Ballière ne réunit depuis plusieurs années plus assez de partants pour le proposer comme support du Quinté+. Dans le cadre de la Journée des Champions, dédiée par ailleurs aux jeunes chevaux au monté, c'est un manque à gagner conséquent (voir graphique plus loin). "Et ce n'est pas un constat temporaire, la tendance se confirme depuis six ans, assez longtemps pour réagir" précise ainsi en introduction Guillaume Maupas, Directeur des Courses de la SETF.
Non pas que la course soit boudée pour ce qu'elle est en tant que telle mais par l'accumulation d'un certain nombre de circonstances conjoncturelles, partagées par la Direction Technique et la Commission des programmes :
● la saison de monte prive d'un certain nombre de compétiteurs cantonnés au haras dans leur activité d'étalon,
● une concurrence accrue des courses scandinaves exigeantes à commencer par l'Elitloppet,
● une réticence des moins riches à courir en partant de la seconde ligne derrière l'autostart.
Les remèdes choisis sont donc également multiples et comme autant de réponses aux points exposés ci-dessus :
● ouverture de la course aux hongres,
● conséquence du point 1 et afin de "garder les règles françaises" dixit Jean-Philippe Mary, Président de la Commission du Programme, la course devient un Groupe 2,
● passage de la course sur 2.700m et non plus sur 2.100m, donc tous à poteau égal.
La course figure à ce stade toujours dans le circuit de l'UET Elite Circuit et Guillaume Maupas nous a expliqué "informer dans les meilleurs délais les membres de l'UET de la décision du Comité de la SETF" mais que le "statut de la course n'est pas un sujet à date." Quant à la capacité d'appliquer ce genre de raisonnement à d'autres courses, comme le Critérium de Vitesse de la Côte d'Azur par exemple, Guillaume Maupas nous a répondu : "Ce n'est pas d'actualité mais si des indicateurs équivalents venaient à apparaitre, aucune question ne doit être tabou tant que nous sommes guidés par une recherche de meilleure performance." L'allocation est quant à elle maintenue à 200.000€.
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