©Scoopdyga Franck Blandin fait partie d’une liste de professionnels qui accompagnent la vie du trot depuis plusieurs décennies. Le quinquagénaire, 58 ans précisément, a laissé sur son passage nombre de cailloux qui balisent une route riche de succès – plus de 1.500 en qualité d’entraîneur – et de moments forts. Il aspire maintenant à lever le pied mais se voit contraint par la force des choses de continuer à "turbiner". Une forme de prolongation subie qui lui permet aussi de vivre une nouvelle belle page avec le jeune Mentor de Play. Impressionnant durant l’hiver à Vincennes et invaincu cette année, le 4 ans permet à Franck Blandin de signer un nouveau rebond et le propulse dans son plus beau rôle, celui d’un mentor résistant.
Retour en arrière. Début des années 1990. Un certain Franck Blandin, alors tout juste vingtenaire, est le partenaire privilégié du bon Tsar Unique (Fakir du Vivier). Ensemble, ils remportent des épreuves importantes comme le Prix de Bretagne en 1992 après avoir mis leur nom en 1991 au Prix des Antilles, l’appellation d’alors de l’épreuve du Grand National du trot nantaise. Le cheval est entraîné par le père de Franck, André Blandin, et le pilote vient tout juste e passer sa première centaine de victoires. Son nom est apparu pour la première fois sur les programmes en 1984. Quatre décennies plus tard, il passe le cap des 1.000 victoires comme pilote à Argentan. C’était le 28 mars 2023 grâce à Iquito Planchette (Riesling), l'un de fers de lance de son écurie depuis quelques saisons. Un an plus tard, en avril 2024, il voit son compteur d’entraîneur afficher 1.500 succès. Que de chemin parcouru. C’est maintenant Mentor de Play (Dahlia du Rib) qui remet le normand en lumière – une lumière qu’il n’aura jamais quittée très longtemps pendant sa carrière.
24h au trot.- Mentor de Play a laissé une grosse impression en fin de meeting parisien en s’imposant dans la réduction kilométrique d’1’10’’7 sur une piste trempée. Vous a-t-il surpris ?
Franck Blandin.- C’est vrai qu’il a été impressionnant la dernière fois. Sa course précédente (N.D.L.R. : victoire le 1er février à Vincennes) avait été très bonne mais sa dernière a été exceptionnelle. Il marche 1’10, j’avais encore des artifices en réserve (les œillères basculantes n’ont pas été actionnées) et il gagne de quinze mètres. Il a toujours montré de la qualité, c’est un cheval facile. Mon fils Adrien l’avait qualifié à 2 ans à Caen. Il avait remporté son peloton en cheval appliqué. Il n’était pas "surentraîné" et s’est qualifié facilement. Puis on l’avait débuté dans la foulée. Il avait fait comme on aime en bouclant un parcours appliqué et en prenant un petit chèque (3ème lors de ses débuts à Cabourg en décembre 2024). Je l’ai toujours estimé. J’ai toujours pensé qu’il était bon, mais entre bon, très bon et super, c’est toujours difficile de se projeter. Ce qui est sûr, c’est qu’à la base, on sent qu’on a un bon cheval, un cheval de courses.
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