© Aprh Il est le vice président de la Société d’Encouragement à l’Elevage du Trotteur Français (SETF) et président de la Commission de la Province. Franck Pellerot sillonne à ce titre la France du trot. Il est de facto un récepteur des sujets qui nourrissent les cours, les écuries et hippodromes. Après le lancement du Grand National du Trot, au début du mois de mars, le Trophée Vert va aussi reprendre ses droits. Ce sera dès dimanche avec une première étape à Ecommoy, où le sarthois Franck Pellerot se rendra en voisin. C’est l’occasion de proposer un libre échange à l’élu national et local.
Franck Pellerot a quasiment disparu des programmes en qualité d’entraîneur. Son dernier partant remonte à juillet 2025 avec Key West de Chenu (Love You), le seul cheval toujours déclaré en nom propre et sous sa responsabilité. La transition s’est faite sur plusieurs années avec un effectif réparti chez plusieurs professionnels dont son fils Pierre sans oublier des élèves vendus qui se produisent dont sous d’autres couleurs. C’est l’élevage qui est devenu le cœur de l’activité de l’animateur du label historique des Chenu. Il est souvent sur la route ce printemps pour déplacer ses juments aux étalons. C’est justement de son camion qu’il nous répond.
24h au trot.- Commençons par le Trophée Vert. Serez-vous à Ecommoy dimanche ?
Franck Pellerot.- Bien sûr. Je vais essayer de faire le plus d’étapes possible du GNT et du Trophée Vert et d’autres Grands Prix régionaux. En raison des poulinages de mon élevage, je n’ai pas pu aller aux premiers rendez-vous du GNT cette année mais je devrais avoir plus de possibilités pour les prochains. Au printemps, c’est évidemment une saison un peu compliquée au regard de mon activité d’éleveur.
Quel sujet fait l’actualité ?
Le sujet numéro 1 du moment est évidemment la baisse des enjeux hippiques. Il ne faut pas entrer dans une sinistrose mais c’est tout à fait normal. Et ce sujet inclut évidemment la question des allocations. Je préfère parler de l’enveloppe des encouragements pour vraiment intégrer tous les budgets reversés (y compris les primes aux éleveurs). On voit que le PMU décroche. On enregistre des journées à -5 % sur des journées de référence de l’an dernier déjà à -5 %. On a tous le droit d’être inquiets. Ce n’est pas la première fois que le monde des courses traverse une crise mais celle-ci est compliquée et brutale. On peut en effet voir baisser, en l’espace de deux ans, le retour filière de presque 20 %, ce qui correspond à un peu plus de 100 millions d'euros. Nous, agriculteurs de la filière hippique, ne pourrons pas supporter un tel montant de revenus en moins en provenance du PMU.
Quel autre sujet vous semble-t-il important d’évoquer ?
Dans cette période où l’élevage est en période de haute intensité, il y a évidemment la question du transport de sperme. C’est une demande que je perçois de la base, dans toutes les régions que je visite. L’enjeu du transport des juments, des coûts associés, en particulier avec la flambée actuelle du prix des carburants, des coûts de péage, de la sécurité des foals à qui on impose quelquefois de longs trajets ou que l’on prive de leur mère pendant de longues heures : les arguments sont nombreux en faveur de la réduction des déplacements des poulinières. Pour ma part, en Sarthe, je me considère à moitié excentré par rapport à la Normandie par exemple, alors imaginez ce que vivent les éleveurs du Centre-Est, du Nord, de l’Est ou du Sud-Ouest... Je veux dire que, pour toutes les régions où l’élevage du trotteur français résiste, cette question du transport est cruciale. Ajoutons encore qu'il est quasi impossible pour les haras prestataires de service de refacturer au coût réel leurs activités, notamment avec les tarifs actuels des carburants.
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